Call for Papers / Appel à contributions

FINAL DEADLINE FOR PROPOSALS: October 31, 2013

Discourse & Dynamics: Canadian Women as Public Intellectuals

CONFERENCE
16-18 October 2014

Mount Allison University
Sackville, New Brunswick

This national conference proposes to appraise women’s contributions to dynamic discourse in Canada and Quebec. Scheduled in conjunction with Persons Day,
18 October 2014, the conference will feature among other notable participants Margaret Atwood, Nicole Brossard, Siila Watt-Cloutier, Jessica Danforth, Rita Deverell, Charlotte Gray, Smaro Kamboureli, Antonia Maioni, Pam Palmater, Judy Rebick, Janice Stein, Lori Turnbull and many more! 

Canadian women have contributed enormously to public discourse, in important but often under-valued ways.  Across different generations and cultural communities, women in English Canada and Quebec address key questions that animate intellectual discussion, from concerns about the environment and the economy to issues of social justice, racism, poverty, health and violence.  But are their voices valued and heard, or are they subsumed in the general noise of public debate?  Why are they not accorded the attention and approbation they merit?

The concept of the public intellectual has come under considerable scrutiny in recent years. Classic studies such as The Treason of the Intellectuals (Benda 1928) or The Opium of the Intellectuals (Aron 1957) have been succeeded by further investigations, among them The Last Intellectuals (Jacoby 1987),Representations of the Intellectual (Said 1993), Public Intellectuals: A Study of Decline (Posner 2001),Public Intellectuals: An Endangered Species (ed. Etzioni and Bowditch 2006).  In 2007, Toronto Starcolumnist Alex Good asked “What has become of the Canadian public intellectual?” (“Woe is Us,” 8 April 2007) while Queen’s Quarterly published essays on the matter by Michael Ignatieff (“The Decline and Fall of the Public Intellectual” Fall 1997) and Mark Kingwell (“What are Intellectuals for?” Spring 2011).  Kingwell, reflecting on Canada’s most important thinkers, acknowledges that identification is controversial, but mentions McLuhan, Frye, Innis, Woodcock, Grant, Gould, Jacobs, Atwood, Taylor, and Ignatieff.  This list is not untypical–most names are those of men. The National Post’s 2005 search for Canada’s most important public intellectual repeats this bias; of the twenty-two individuals profiled, only four were women, Margaret Atwood, Naomi Klein, Irshad Manji and Margaret McMillan.

Yet women in Canada and Quebec have spoken and written on subjects of importance and concern in the public domain, from energy resources to free trade, from economic inequality to policies on immigration, from culture to medicine. Where are their names? Does the “public intellectual” brand effectively exclude women? Does its evolving definition take sufficient account of gender? of race? of class?

Proposals are invited for presentations that explore this topic.  We are open to a wide range of participation, from individual papers to panels, performances, poster sessions, or other displays.  Points of focus might include but are not limited to:

  • refiguring the public intellectual
  • public intellectuals, activists, academics, artists, commentators: what are the relationships?
  • conditions for the public intellectual
  • Canadian/Quebec women as public intellectuals of the past/present/future
  • the internet/blogosphere and the public intellectual
  • the impact of Canadian/Quebec women’s voices in the public sphere
  • substance versus style, whom do we listen to and why?
  • owning public space, daring to speak out

Proposals for individual or collaborative presentations should include:

1. title (up to 150 characters)
2. abstract (100-150 words)
3. description (500 words)

& on a separate page:
4. a short biographical note
5. full contact information

Proposals may be submitted electronically by October 31, 2013 to
DiscourseDynamics@mta.ca

ORGANIZERS:

Christl Verduyn
Director, Centre for Canadian Studies
Professor, Department of English
Mount Allison University
Sackville, New Brunswick
E4L 1G9

Aritha van Herk
Professor, Department of English
2500 University Dr. N.W.
University of Calgary
Calgary, Alberta
T2N 1N4

A selection of papers will be considered for publication and a follow-up conference is foreseen in 2016 at the University of Calgary.


 

Appel à contributions: October 31, 2013

Discours et dynamiques :
Les femmes en tant qu’intellectuelles publiques
au Canada and au Québec

COLLOQUE
16-18 octobre 2014

Université Mount Allison
Sackville (Nouveau-Brunswick)

Ce colloque national, qui coïncidera avec la Journée de l’affaire « personne » le 18 octobre 2014, propose d’évaluer la contribution des femmes au discours canadien et québécois. Plusieurs conférencières notables y participeront, dont Margaret Atwood, Nicole Brossard, Siila Watt-Cloutier, Jessica Danforth, Rita Deverell, Charlotte Gray, Smaro Kamboureli, Antonia Maioni, Pam Palmater, Judy Rebick, Janice Stein, Lori Turnbull et d’autres encore!

Au Canada et au Québec les femmes ont énormément contribué au discours public, et ce, de façon significative quoique souvent sous-évaluée. Quelle que soit la génération ou l’origine culturelle, les femmes, tant au Canada anglais qu’au Québec, s’interrogent sur des questions importantes touchant à l’environnement et à l’économie aussi bien qu’à la justice sociale, au racisme, à la pauvreté, à la santé et à la violence. Or, leur voix retentit-elle et est-elle appréciée à sa juste valeur ou se fond-elle dans le bruit de fond du débat public? Pourquoi n’accorde-t-on pas aux femmes l’attention qu’elles méritent?

Le concept d’intellectuel public fait l’objet d’un examen minutieux depuis plusieurs années. Aux études classiques telles que La trahison des clercs (Benda 1927) et L’opium des intellectuels (Aron 1955) ont succédé d’autres analyses, dont The Last Intellectuals (Jacoby 1987), Des intellectuels et du pouvoir (Saïd 1993), Public Intellectuals: A Study of Decline (Posner 2001) et Public Intellectuals: An Endangered Species (Etzioni et Bowditch, dir., 2006). En 2007, le chroniqueur du Toronto Star Alex Good demandait : « Qu’est devenu l’intellectuel public canadien? » (« Woe is Us », 8 avril 2007). Pendant ce temps, la revueQueen’s Quarterly publiait des essais sur la question par Michael Ignatieff (« The Decline and Fall of the Public Intellectual », automne 1997) et Mark Kingwell (« What are Intellectuals for », printemps 2011). Lorsqu’il songe aux principaux penseurs canadiens, Kingwell, tout en reconnaissant la difficulté de les énumérer, mentionne McLuhan, Frye, Innis, Woodcock, Grant, Gould, Jacobs, Atwood, Taylor et Ignatieff. Il ne faut pas s’étonner de cette liste – il s’agit en majorité d’hommes. Et le National Post, qui en 2005 cherche à nommer l’intellectuel canadien par excellence, répète ce tort : des 22 personnes présentées, à peine quatre sont des femmes, à savoir Margaret Atwood, Naomi Klein, Irshad Manji et Margaret McMillan.

Pourtant, bien des Canadiennes et Québécoises se sont prononcées et ont écrit – en anglais comme en français – sur des sujets importants touchant à la sphère publique, que ce soit au niveau des ressources énergétiques ou du libre-échange, des inégalités économiques ou des politiques en matière d’immigration, de culture ou de médecine. Où retrouve-t-on leur nom? L’étiquette « intellectuel public » se définit-elle à l’exclusion des femmes? Malgré son évolution constante, tient-elle compte du sexe, de la race, de la classe sociale?

Nous vous invitons à soumettre des propositions de communications portant par exemple sur les thèmes suivants :

  • Comment reconceptualiser l’intellectuel(le) public/publique?
  • Intellectuel(le)s, activistes, universitaires, artistes, commentateurs/trices : quels liens?
  • Que faut-il pour devenir intellectuel(le) public/publique?
  • Passé/présent/avenir de l’intellectuelle canadienne au féminin
  • Internet, la blogosphère et l’intellectuel(le) public/publique
  • Portée des voix féminines au Canada et au Québec dans la sphère publique
  • Fond ou forme : qui écoutons-nous et pourquoi?
  • L’espace public au plus fort : oser se faire entendre

Toute la gamme de présentations est acceptée : communications individuelles, ateliers, performances, présentations par affiche ou autres. Dans votre proposition, prière d’annoncer les éléments suivants :

1. Titre (150 caractères ou moins)
2. Résumé (100-150 mots)
3. Description (500 mots)

Sur une page séparée :

4. Courte notice biographique
5. Coordonnées complètes

Prière de soumettre vos propositions par voie électronique, d’ici au 31 octobre 2013, à l’adresseDiscourseDynamics@mta.ca.

ORGANISATRICES :

Christl Verduyn
Directrice, Centre for Canadian Studies
Professeure, Department of English
Université Mount-Allison
Sackville (Nouveau-Brunswick)
E4L 1G9

Aritha van Herk
Professeure, Department of English
2500, prom. University Nord-Ouest
Université de Calgary
Calgary (Alberta)
T2N 1N4

Certaines communications pourront être retenues pour publication. Un colloque de suivi est prévu pour 2016 à l’Université de Calgary.